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 | Perspectives des finances face à la crise |
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Rapport inquiétant de la Cour des comptes
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26/06/2009 Le rapport inquiétant de la Cour des comptes sur la « situation et les perspectives des finances publiques » Eric Woerth, le ministre du Budget, révélait le 21 juin dernier au "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI" la très nette dégradation, attendue des finances publiques : le déficit public de la France sera de "7 et 7,5 % du PIB" en 2009 et en 2010 et les chiffres donnent le vertige. Pour la Sécu, ce sera une dizaine de milliards de plus de déficit en 2010. La Cour des comptes note, dans son rapport annuel sur la situation des finances publiques, que l'impact de la récession provoque une "dégradation sans précédent", avec un déficit qui se situera encore au-delà de 6 % du PIB en 2012, même avec le retour d'une croissance soutenue, et la dette approchera les 90 % du PIB. La moitié du déficit est d'ordre structurel. La Cour évalue à 3,5 % le déficit qui provient non pas de la crise mais du poids élevé de la dépense publique. Elle appelle à un "effort drastique de réduction des dépenses", de l'ordre de 70 milliards d'euros d'ici à 2012 (pour supprimer le déficit structurel), car "la France approche d'une zone très dangereuse", a souligné son premier président. Philippe Séguin prévient que "si la maîtrise des dépenses s'avérait insuffisante, une hausse des prélèvements obligatoires serait inévitable", une hausse qui, de toute façon, sera obligatoire pour la Sécurité sociale. La Cour préconise "d'aller plus loin dans la taxation des plus-values de stock-options" et de soumettre à cotisation les indemnités de licenciement et de départ en retraite. Mais c'est surtout du côté des dépenses qu'il faut mener "des réformes beaucoup plus ambitieuses" que celles engagées dans le cadre de la RGPP (évaluées à 6 milliards). "Nous n'en sommes plus au stade où l'on peut s'accommoder de réformes ponctuelles axées sur les gaspillages ou les dysfonctionnements les plus flagrants", souligne Philippe Séguin. Il faut revoir les politiques d'intervention de l'Etat : solidarité, ville et logement, emploi, dotation aux collectivités locales, etc. Pour la Sécurité sociale, il estime que le relèvement de l'âge de la retraite et "la remise à plat du système des ALD" ne pourront être évités. Bref, une fois de plus, la Cour envoie un signal fort au gouvernement. Reste à savoir s'il sera entendu. Mais il n'y a pas que les prévisions de la Cour des comptes qui sont préoccupantes. Celles publiées mercredi par l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) concernant notre pays ne sont pas en reste Le PIB devrait diminuer de 3 % en 2009, contre 3,3 % en mars dernier, tandis que le chômage s'envolerait à 9,7 % en 2009 pour atteindre... 11,2 % en 2010. Selon l'OCDE, la reprise devrait débuter très lentement en 2010 avec un PIB qui pourrait augmenter de seulement 0,2 %. L'organisme a tenu à préciser qu'"une fois que la reprise sera bien ancrée, il conviendra que le gouvernement mette en œuvre un plan à moyen terme de réduction des dépenses et d'élargissement de l'assiette des impôts qui assurera la viabilité budgétaire". Le rapport de la Cour des comptes - juin 2009 - 133 pages : http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RSFPE/RSPFP2.pdf
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Faible reprise en vue, mais effets de la crise...
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26/06/2009 Le ralentissement de l’activité dans la zone OCDE atteint son point le plus bas après la contraction la plus marquée depuis plus de 60 ans, selon les dernières Perspectives économiques de l’OCDE . Cependant, la reprise devrait être faible et fragile, et la crise aura des séquelles économiques et sociales durables. C’est la première fois depuis deux ans que les Perspectives économiques revoient à la hausse, plutôt qu’à la baisse, les précédentes prévisions de croissance économique mais cela concerne plus clairement les grandes économies émergentes et les États-Unis. En revanche, les perspectives pour 2009 se sont assombries pour la zone euro et elles n’ont guère évolué pour le Japon, depuis les dernières prévisions de l’OCDE publiées en mars. « Grâce aux mesures fermes prises pour relancer nos économies, il apparaît que nous avons échappé au pire durant cette crise », a déclaré Angel Gurría, Secrétaire général de l’OCDE. « Mais les prochains mois resteront tout aussi éprouvants. Il faut un plan et un calendrier clairs et crédibles pour le démantèlement progressif des mesures d’urgence à mesure que la reprise s’engage. Il est crucial d’envisager dès maintenant ces stratégies de sortie afin d’éviter de nouveaux risques dans les années à venir ».
L’activité économique aux États-Unis devrait se ralentir cette année de 2.8 %, alors qu’on prévoyait en mars une baisse de 4 %. La prévision de croissance pour 2010 est maintenant de 0.9 %, contre 0 % auparavant. Le creux de l’activité aux États-Unis devrait intervenir au cours du deuxième semestre de cette année, à mesure que l’impact des mesures de relance s’atténuera et que l’augmentation de l’épargne des entreprises et des particuliers pour réduire leur endettement continuera de freiner la croissance, selon le rapport. La reprise ne sera pas assez vigoureuse pour empêcher le chômage d’atteindre environ 10 % ces deux prochaines années.
Une reprise paraît déjà en cours en Chine, grâce à des mesures de relance massive. La croissance du PIB chinois devrait être de +7.7 % en 2009 et de +9.3 % en 2010, soit plus que dans les prévisions de mars de l’OCDE (+6.3 % cette année et +8.5 % l’an prochain). Au Brésil, il faut s’attendre à un recul de l’activité économique de 0.8 % en 2009, puis à un rebond à +4 % en 2010 (prévisions de mars -0.3 % et +3.8 %). En Russie, l’activité économique devrait baisser de 6.8 % en 2009 avant de se redresser en 2010 à +3.7 % (prévisions de mars -5.6 % et +0.7 %). En Inde, la croissance ralentirait à +5.9 % et accélèrerait de nouveau en 2010 pour atteindre +7.2 % (prévisions de mars +4.3 % et +5.8 %).
Le PIB japonais devrait se contracter de 6.8 % en 2009, mais augmenter de 0.7 % en 2010, contre une baisse de 6.6 % et une hausse de 0.5 % dans les prévisions de mars. Certains signes montrent que le ralentissement dû à l’effondrement des échanges touche à sa fin mais la reprise sera lente. Avec un niveau de chômage élevé et énormément de capacités de production inutilisées, il est probable que la déflation s’enracinera encore davantage.
Il n’y a pas encore de signes nets de reprise dans la zone euro, dont le PIB devrait se replier de 4.8 % cette année et connaître une croissance nulle en 2010. Les prévisions précédentes annonçaient une baisse de 4.1 % en 2009 et une baisse de 0.3 % en 2010. Chaque pays a son propre lot de faiblesses, telles que l’éclatement de la bulle immobilière, la chute des exportations et des secteurs financiers très endommagés. La reprise ne devrait intervenir que lentement, car les dépenses de consommation souffriront de l’aggravation du chômage. Selon les Perspectives économiques, des pressions à la baisse s’exerceront encore sur l’inflation ces deux prochaines années, mais il n’y a guère de risques de déflation prolongée en dehors du Japon. Source: http://www.oecd.org
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