F. Fillon s’est déclaré "réticent" à une "remise à plat" totale, du régime actuel des retraites lors du rendez-vous de 2008, écartant la création d’un régime unifié de retraite par points.
Il a réaffirmé que le passage d’une durée de cotisation de 40 à 41 ans pour obtenir une retraite à taux plein s’étalera sur trois ans, entre 2009 et 2012.
"L’augmentation de la durée de cotisation à 41 ans n’est pas une option, elle est prévue par la loi", a rappelé le Premier ministre. La revalorisation des "petites retraites", notamment des pensions de réversion des veuves, est une des priorités du Gouvernement.
L’objectif minimal de pension pour une carrière complète - 85% du Smic net - "sera atteint presque dans tous les cas de figure (...) au 1er janvier prochain", a précisé François Fillon.
Ce niveau de 85 % sera atteint "en trois revalorisations du minimum contributif [montant minimum garanti pour une retraite à taux plein, actuellement de 574 euros], la troisième intervenant au 1er janvier prochain", a-t-il déclaré.
Il a annoncé que des "ajustements" étaient probables pour le dispositif "carrières longues", qui donne la possibilité à ceux qui ont commencé à travailler tôt de partir à la retraite avant 60 ans, en raison du coût important de cette mesure. "Mais derrière ce coût", a expliqué le Premier ministre, "il y a un geste d’authentique justice sociale". "Les 400 000 personnes qui en bénéficient à ce jour l’ont mérité.
Et c’est encore la façon la plus objective de prendre en compte la pénibilité." François Fillon est revenu sur les deux préalables au rendez-vous de 2008 : la réforme des régimes spéciaux et l’emploi des seniors - le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008, présenté le 24 septembre, prévoit donc des dispositions renforçant la taxation des préretraites et celle des indemnités de mise à la retraite d’office.
"Source www.premier-ministre.gouv.fr " 30/12/2007
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