Après 55 ans, il est indispensable de faire contrôler régulièrement votre audition.
Pouvez vous nous présenter votre entreprise ?
Je suis le gérant de la société Elixir Audition dans la couronne Lyonnaise. C’est une entreprise qui a vu le jour en Octobre 2001. Depuis 2005, nous avons créé 2 centres supplémentaires, toujours dans la banlieue Lyonnaise. Nous avons des projets de développement régional pour les années à venir.
Pouvez vous me décrire votre clientèle actuelle ?
C’est une clientèle de personnes âgées, la moyenne d’âge est de 72 ans. Principalement des personnes qui pour la plupart du temps réagissent très tard à leurs problèmes d’audition par manque d’information. Cette clientèle a tendance à positionner l’audioprothésiste comme un médecin, à favoriser le relationnel et à se laisser guider dans la démarche.
Je mets cela en opposition avec la génération des 55 à 65 ans, qui eux, veulent savoir comment ça marche, comprendre ce qui leur arrive, comparer les prix, les services, etc… c’est une clientèle qui a besoin de beaucoup plus de transparence. Nous communiquons beaucoup et de nouveaux clients viennent nous voir pour un bilan auditif gratuit, et ces personnes sont plus jeunes : moins de 65 ans.
Nous avions il y a quelques années 25 à 30% des prospects qui avaient moins de 65 ans, et depuis 2 ans ils représentent 40% de nos prospects. Ce que nous observons dans les centres ce sont des gens de cette génération qui se renseignent et viennent chercher de plus en plus d’informations pour anticiper et se préserver un bel avenir coté santé. Je pense que cela est aussi lié à notre politique de communication, mais je remarque qu’il y a plus de réactivité aujourd’hui. Lire la suite...
Entretien avec Jonathan ABITTAN
Les lunettes auditives sont-elles la solution?
Pouvez vous nous présenter votre entreprise ?
Le premier point de vente Grand Audition est né en 2005. La société a vu le jour un peu avant, car nous avons passé 2 années de recherche fondamentale, notamment en partenariat avec CNRS. Il faut d’abord comprendre la genèse de l’audition : avant 1998, le marché de l’audition est un marché un peu « pauvre » : il existe des appareils, mais qui répondent encore très sommairement aux besoins du client, parce que la technologie n’a pas encore intégré la puce informatique dans les appareils. Ces appareils sont donc composés pour imager le système, d’un amplificateur, un micro et une baffle : on amplifie tous les sons plus fort pour permettre au client d’entendre plus fort… mais pas mieux.
En 1998, il y a donc la révolution du numérique. Le marché du téléphone portable transmet des puces extrêmement sophistiquées, notamment dans le traitement de la parole. Les aides auditives ont ainsi commencé à bénéficier de ces puces. A partir de ce moment, là, nous ne faisions plus, simplement entendre plus fort, mais nous faisions réentendre le son. Nous pouvions donc ajuster l’appareil pour qu’il fasse la liaison avec le cerveau. Généralement, avant de se faire équiper d’une aide auditive, il se passe quelques années. La liaison entre le cerveau et l’oreille finie donc par se couper. La puce informatique a donc tout changé.
Donc en 2005, vous avez décidé de créer votre entreprise…
A partir de 2003 nous avons commencé les travaux de recherche. Aujourd’hui, 10 % de la population Française a un problème auditif, donc 6 Millions de personnes, pour, en gros, 1 million de personnes appareillées. Nous avons donc un marché potentiel important, mais en attendant, aujourd’hui, il est très petit, environ 600 millions d’€ (pour comparer, le marché de l’optique était de 6 milliards d’€). Les investissements des fabricants sont donc proportionnels au marché : petits. Nous avions des appareils exceptionnels, mais des outils de réglages qui n’étaient pas à leur hauteur.
Il faut savoir également qu’en moyenne, entre le moment où un ORL annonce un besoin d’aide auditive et l’acte d’achat il se passe… 7 ans !
Il est indispensable aujourd’hui que les gens comprennent l’importance de s’appareiller jeunes. C’est un crève-cœur que de constater l’isolement des personnes à cause d’une baisse d’audition, alors qu’aujourd’hui, les technologies permettent de trouver, très tôt, des solutions efficaces et discrètes.
Notre premier travail a donc été de vouloir développer un outil de réglage particulièrement adapté, qui puisse tirer profit de l’extraordinaire capacité qu’ont les appareils aujourd’hui : c’est ce que nous avons fait entre 2003 et 2005, en plus de créer un laboratoire 1h, pour contrer la tendance de la fabrication sous 2 ou 3 semaines. Aujourd’hui combien de points de vente avez-vous ? Nous avons d’abord ouvert 500 m2 sur les Champs Elysées en Juin 2005. Depuis nous avons ouvert un second magasin à Auteuil et un troisième Avenue de l’Opéra à Paris. Pour l’instant… Au fur et à mesure, nous développerons notre concept en fonction du client : c’est le client qui nous éduque. Lire la suite...