VITAMINE D ET CANCER



Vitamine D et cancer

La communauté scientifique internationale s’intéresse de plus en plus au rôle potentiel de la vitamine D dans la prévention de certains cancers. Cette analyse de la littérature a relevé 63 études épidémiologiques établissant une relation entre le statut en vitamine D et le risque de survenue d’un cancer du côlon, du sein, de la prostate ou encore de l’ovaire.

En majorité, ces études mettent en avant un rôle protecteur de la vitamine D. Cette dernière serait capable d’inhiber l’angiogenèse tumorale et de stimuler l’adhérence intercellulaire, empêchant ainsi la prolifération ; la présence de récepteurs très sensibles à son métabolite, la 1,25(OH)2D, sur les cellules épithéliales du côlon, du sein et de la prostate expliquerait son activité anticarcinogénique.

Des taux sanguins de 25(OH)D (forme circulante) inférieurs à 15-20 ng/ml marquent une déficience en vitamine D critique pour l’ostéoporose, mais des taux inférieurs à 30 ng/ml sont déjà associés à un risque accru de cancer du côlon.

Les déficiences sont particulièrement fréquentes dans la communauté noire américaine. Le taux sanguin de vitamine D dépend surtout de l’alimentation (poissons gras, produits
laitiers entiers) et de l’ensoleillement (15 minutes d’exposition quotidienne en été et 20 minutes au printemps entre 11h et 14 h suffisent à maintenir un taux de vitamine D à 30 ng/ml) mais aussi de facteurs génétiques.
Les apports recommandés varient en fonction de l’âge et augmentent après 70 ans.

Les auteurs suggèrent l’intérêt du maintien d’un statut en vitamine D satisfaisant, grâce peut-être à une supplémentation, dans la prévention de certains cancers.
Source www.cerin.org Centre de Recherche et d'Information Nutritionnelles CERIN - 45, rue Saint-Lazare - 75314 Paris Cedex 09
45, rue Saint-Lazare - 75314 Paris Cedex 09
30/12/2007  






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